What’s the weather today?

28 01 2008

Ça descend, ça descend…

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Windchill

27 01 2008

Qu’es aquo? Le “refroidissement éolien” (windchill en anglais) est un paramètre dont tout le monde se contrefout en France, mais qui est importantissime ici en hiver. Par exemple aujourd’hui il fait -23 sous abri, et -39 au vent! Et quand on marche dans la rue, je peux confirmer que c’est bien -39 qu’il fait…

-39 dans les rues d’Edmonton





Hockey Night

11 01 2008

J’ai oublié de vous raconter ma soirée au Rexall Place l’automne dernier. Rexall Place, c’est le nom de l’arène -et plus précisement du sponsor- où joue les Oilers d’Edmonton, une des franchises les plus célèbres de la NHL. Première franchise de l’”ouest” à gagner la Stanley Cup (le titre de champion), dans les années 80 grâce notamment à un jeune joueur nommé Wayne Gretzky. Aujourd’hui les Oilers (nom donné en réference au pétrole (oil), principale ressource et fierté de l’Alberta) c’est plus ce que c’était. L’équipe se traîne en deuxième partie de tableau, mais un match de hockey professionnel est toujours spectaculaire (pas de match nul) et fait partie des expériences “canadiennes”.

Le hockey au Canada c’est comme le foot en Europe, c’est le sport numéro 1, devant tous les autres. Tout bon canadien a joué au hockey quand il était petit, et chaque école a dans sa cours une patinoire en hiver. Et quand leur équipe favorite atteint les play-offs, c’est de la folie dans toute la ville: maillots, bonnets, ou encore drapeaux “Oilers” sur les voitures.

A part ça les Oilers ont gagné le match aux tirs au but après prolongation (3-3 à la fin du match). Le stade était plein à craquer bien sur (il faut réserver ses places des mois a l’avance) et l’ambiance était incroyable. Ca commence tout d’abord avec un show “à l’américaine”: pompom girls et un derrick de pétrole qui descend sur la patinoire (ben oui, c’est les Oilers) pour l’entrée des joueurs sous la lumiere des projecteurs et les hurlements de la foule. Ensuite l’arène devient aussi silencieuse qu’une cathedrale juste avant d’entonner tous ensemble l’hymne national “Ô Canada”, puis c’est la folie à nouveau, pendant trois fois 20 minutes. Plus les pauses en plein milieu du match pour pouvoir passer de la pub à la télé…

Rexall Place Oilers game at Rexall Place





Canadian Finals Rodeo

14 11 2007

Et oui n’oublions que l’Alberta c’est avant tout le Far West, c’est à dire les grandes étendues d’herbes à perte de vue ou galopaient jadis les hordes de bisons et aujourd’hui vos futurs big macs. La culture de l’Ouest trouve son essence dans deux choses : la country music et le cheval. Pour la première vous pouvez toujours aller voir le film sur Jhonny Cash. Pour le deuxième, il suffit d’aller voir un des nombreux rodéos organisés un peu partout pendant l’été.
La semaine dernière avait lieu à Edmonton le dernier rodéo de l’année au Canada, avant la venue de l’hiver. Malgré son nom, le concours acceuille des concurrents venant de tout l’Ouest nord-americain, du Texas à la Saskatchewan, en passant par le Colorado. Au programme : le dressage de cheval sauvage, la plaquage de vachette, ou l’attrapage de veau en plein vol et au lasso pour les cowboys, la course entre les barrils de pétrole pour les cowgirls. Le clou du spectacle reste néanmoins le combat titanesque entre 3 cow-boys en herbe (moyenne d’age 11 ans) et un poney que deux de ces premiers tiennent par une corde. Le troisième essaye désespérement de monter à crû sur le poney. Le poney sort presque toujours vainqueurs apres avoir trainé ses adversaires sur la moitié de l’arène… Le “non-clou” du spectacle reste les pubs casées à la moindre occasion par le speaker et sur les écrans, ainsi que les breaks toutes les 10 minutes pour permettre aux spectateurs d’aller s’acheter des frites et du coca. Mais bon, comment pourrait-il en être autrement dans une arène de 16000 personnes ? Je pense que l’ambiance doit être différente dans un vrai rodéo local, au milieu des champs. Cela dit, en rentrant, j’étais quand même le seul dans le métro a pas avoir mon chapeau de cowboy sur la tête.

Rodeo1  Rodeo2 Rodeo3





Walker Texas Ranger

8 10 2007

Me voila de retour apres un mois de septembre busy busy, et un tour au Texas la semaine derniere.

Point de Chuck Norris ou de Tony Parker a l’horizon, mais plein d’enchiladas et margaritas a San Antonio pour la conference annuelle de la Society of Exploration Geophysicists. Cette conference est enorme, toutes les boites petrolieres et les compagnies de service y sont presentes avec des beaux stands qui font leur pub. Resultats: j’ai ramasse plein de stylos, casquettes, clefs USB, decapsuleurs ou encore voiturette en plastique… Et les recruteurs sont la aussi. Distribution de CV a la pelle, discussion de 5 minutes, et interview des le lendemain si ca colle. “Straightforward” et efficace, a l’americaine. Du coup je sais plus trop ou je vais me retrouver l’an prochain: Calgary? Houston? France? car j’ai aussi eu de tres bon contact avec notre champion national Total, qui va me payer le voyage a Paris en decembre pour une serie d’entretiens. Pratique, juste avant Noel :) Sinon le but premier de la conference c’est d’assister aux presentations, donnees par des etudiants de troisieme cycle ou par des geophysiciens celebres. Ma presentation c’est bien passee, meme si la salle etait a moitie vide pour cause d’heure tardive. Tout le monde etait deja parti a une des mutliples “parties” organisees chaque soir, avec nourriture et boisson offerte (oui juste une, apres il faut payer quand meme!). La nourriture est tres mexicaine et ca fait du bien: enchiladas, bourritos, empanadas, etc.. meme si au bout d’une semaine j’en avais un peu marre de manger du poulet tous les jours.

Moi qui avait un peu peur avant de partir (en tant que francais je pensais me faire lyncher par les compatriotes de Georges W. Buisson), et bien je m’inquietais pour rien: les Texans sont vraiment tres accueillants! Est ce la fameuse hospitalite de l’ouest? (comme dans les Lucky Luke… benh oui on a les references qu’on a!) En tout cas, les Texans sont fiers de leur culture et de leur histoire, qui en gros se resume a se liberer des Espagnols, puis des Mexicains, puis des Americains, pour finalement reintegrer les Etats-Unis apres la guerre de secession. Et le hero local bien sur: Davy Crockett! C’est a San Antonio que se trouve les ruines du celebre Fort Alamo, ou perit l’homme a la queue de raton-laveur sur la tete, en compagnie de 200 autres volontaires texans combattant pour la liberte face a la cruelle armee imperialiste mexicaine. Du coup la moitie des hotels et des lieux de la ville s’appellent Alamo ou Crockett.

Sinon San Antonio est une ville plutot sympa, melange de gratte-ciel a l’americaine style annees 30, et d’architecture coloniale espagnole donc. Le petit plus incontestable c’est le Riverwalk, promenade amenagee le long de la riviere, avec plein de restaurants et des arbres magnifiques qui font de l’ombre tres apreciee quand il fait 34 degres et grand soleil tous les jours. Ah et puis au fait le Texas c’est vert, tres vert meme, c’est pas du tout un desert. En tout cas dans ce coin la.

Fort Alamo RiverWalk





Rick Mercer

26 08 2007

C’est le nom du rigolo de service sur la chaine publique canadienne CBC. Comme je suis pas la la semaine prochaine (stage de terrain), pour vous faire patienter je vous mets ce petit lien vers une video ou notre ami canadien se moque bien de ses voisins americains:

http://fr.youtube.com/watch?v=BhTZ_tgMUdo

J’aime bien la reaction du gamin a 5:14, le seul eclair de lucidite la dedans.





Abbot Pass

24 08 2007

Le week-end dernier j’ai encore été dans les Rocheuses (et oui faut bien en profiter!) pour une randonnée de 2 jours, avec nuit au refuge. Tout commence a Edmonton comme d’hab’, on nous partons à deux voitures: Isabelle, Celia, Jean-Luc et Dadi dans une voiture, Sherry, Oksana, Taras et moi-même dans l’autre. A peu près 5h de route pour nous rendre jusqu’au Yoho National Park, en Colombie-Britannique. Notre guide habituel, Taras, avait juré ses grands dieux que le camping ou nous voulions aller est toujours vide en semaine. Seulement voilà, on arrive a 1h du mat’ et force est de constater que c’est complet. Et demain il faut se lever à 6h pour pas rater la navette… Finalement certains passent la nuit dans la voiture, d’autres sous une tente plantée sur le dernier emplacement disponible dans un autre camping un peu plus loin. Le lendemain il nous faut donc prendre une navette à 8h30 pour aller jusqu’au lac O’Hara, dont l’accés est limité par des quotas journaliers, histoire de préserver le coté sauvage de la région. Journée brumeuse, ou plutôt enfumée (à cause des feux de forêts un peu plus loin en BC) sur le lac O’Hara. Le paysage n’en est pas moins grandiose, et aprés avoir savouré ce matin paisible autour du lac, on s’attaque au premier objectif de la journée: Wawaxy Pass. Ca veut dire “venté” dans le langage des indiens locaux. Et effectivement après 1h30 de montée sous le soleil, la température n’est pas la même quand on arrive au col à 2500m d’altitude. Petit break pour le lunch (comme disent les québécois), et on repart vers le lac Oesa, situé plus bas mais sur la route du refuge. On y retrouve les filles qui avaient decidé de prendre un chemin plus facile. Elles décident également de ne pas monter au refuge avec nous, ayant été effrayées par d’autres randonneurs leur ayant raconté que l’ascension était difficile et dangereuse, surtout en saison de rut du yéti. Bref nous voilà 4 hommes forts et musclés pour le dernier défi de la journée: atteindre le refuge de Abbot Pass, à 3000m d’altitude. La première heure le sentier est bien marqué, on trouve presque ça trop facile… mais la suite va se révéler beaucoup plus compliquée. Les deux dernières heures se passent dans des éboulis, sur une pente à 50 degrés, le sentier disparaissant dès qu’on le retrouve… finalement on arrive au refuge a 19h. Sur l’autre versant, quelques métres en dessous de nous, se trouve le début d’un glacier qui descend vers le Lac Louise. Seul 2 alpinistes québécois trainent à l’intérieur du refuge, mais quelques heures plus tard il sera plein, et la bouteille de vin de 2L amenée jusqu’ici par Dadi sera facilement vidée ;) Le refuge est bien équipé, avec cuisine, vaisselle, 2 grandes tables et un grand poële à bois pour faire fondre la neige. Les guides suisses qui ont construit le refuge on fait du bon boulot… En plus la vue sur les sommets environnants depuis les toilettes est superbe! Le lendemain, on est les derniers à quitter le refuge (tous les alpinistes sont partis à 4h du matin pour faire le sommet) et la descente du couloir d’éboulis s’avère aussi difficile que la montée. Surtout pour Taras qui laisse tomber son sac de couchage et le voit dégringoler jusqu’en bas, en dessous du sentier. On s’en sort malgré tout et on repasse par le lac Oesa, avant d’aller jeter un coup d’oeil aux lacs Opabin et Hungabee. Ensuite l’orage nous rattrape et on finit sous la pluie jusqu’au lac O’Hara, où un petit chocolat chaud nous permet d’attendre le dernier bus à 18h30.

Abbot Pass Hut  Oesa Lake








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